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Les hausses salariales des syndiqués feront grimper les prix des maisons

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En tenant compte des demandes syndicales sur quatre ans exigées par les travailleurs de la construction, une maison neuve coûterait 6500 $ de plus, tandis que pour un condo, cette hausse pourrait atteindre 3400 $.

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Les Québécois vont devoir payer jusqu’à 6500 $ de plus pour une maison neuve ou 3400 $ pour un condo si les hausses salariales des syndiqués vont de l’avant, alerte l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec.

«Ce sont les citoyens qui vont devoir payer la note au bout du compte!» a déploré François-William Simard, porte-parole de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), qui représente 14 500 employeurs du secteur de la construction résidentielle.

Demandes salariales

M. Simard qualifie toujours les demandes salariales des syndiqués d’exagérées et de déraisonnables. Selon lui, une maison unifamiliale de 1600 pieds carrés coûterait 6500 $ de plus en tenant compte des demandes syndicales sur quatre ans. Pour un condo de 800 pieds carrés, cette hausse pourrait atteindre 3400 $.

L’APCHQ chiffre par exemple l’impact cumulatif après quatre ans de 12,1 % pour un mécanicien d’ascenseur (payé 39,44 $ l’heure) et de 17,3 % pour un manœuvre journalier (payé 27,56 $ l’heure).
En tenant compte des demandes syndicales sur quatre ans exigées par les travailleurs de la construction, une maison neuve coûterait 6500 $ de plus, tandis que pour un condo, cette hausse pourrait atteindre 3400 $.
Photo Martin Alarie

Une entente par secteur ?

Si l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec répète qu’une entente avec le secteur résidentiel pourrait être conclue très bientôt, l’Alliance syndicale nie que ce soit le cas.

«Si on était si près du but, on ne serait pas en grève! Ce n’est pas ce que je sens… Il n’y a pas eu d’autres développements, alors ce n’est pas le cas», a dit Michel Trépanier de l’Alliance syndicale.

Éric Côté, porte-parole de l’Association de la construction du Québec (ACQ), dont les entreprises membres génèrent plus de 62 % des heures totales travaillées et déclarées dans l’industrie, rappelle que la loi stipule que les ententes doivent être conclues par secteur.

«On ne construit pas un bungalow comme on construit un CHUM», a-t-il précisé pour expliquer les différences de secteurs impliqués.

Travail le samedi

M. Côté ne voit d’ailleurs pas pourquoi le travail à taux horaire simple le samedi, en cas d’intempéries, est possible dans le secteur résidentiel, alors qu’il ne l’est pas dans le secteur institutionnel.

Jeudi en fin de journée, la ministre Dominique Vien a annoncé la nomination d’un conciliateur pour aider les parties à s’entendre sur les clauses communes aux quatre secteurs de l’industrie de la construction, lors d’une table spéciale.

Au moment d’écrire ces lignes, les négociations entre l’Alliance syndicale et la partie patronale devaient reprendre à 19 h, jeudi, au ministère du Travail, à Montréal. Les avantages sociaux et les régimes de retraite étaient alors à l’ordre du jour.

Source: journaldemontreal.com, publié le 25 mai 2017
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